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Weiler

Situé à l'est de Wissembourg, Weiler accueille aujourd'hui 368 habitants dans un écrin de verdure. Les Weilerois sont aussi appelés "Edekse" (les lézards).  

Les dates clés

Gravure Weiler- 1292 : Les hameaux de Schweigen, Weiler, Saint Pantaléon, Weidelbrunn, propriétés de l'abbaye de Wissembourg, sont donnés en sous-fief aux Fleckenstein. 
- 1360 : Henri de Fleckenstein vend ces hameaux pour 1300 florins, dont la localité de Weiler à Wissembourg. L'acte est confirmé à Pragues par Charles IV.
- 1789 : Weiler s'émancipe de la tutelle de Wissembourg et devient une commune à part entière. 
- 28 octobre 1832 : un nouveau projet de fusion est repoussé par le conseil municipal de Weiler. 
- 27 janvier 1866 : Weiler est réuni à Wissembourg par décret impérial. Weiler compte alors 544 habitants. 
 

1914-1918 : le cimetière militaire

Nécropole de Weiler lors de son inauguration en 2010La création du cimetière militaire de Weiler, souvent appelé "cimetière russe" est étroitement liée à l'existence d'un camp de prisonniers créé en 1916. Les Allemands avaient installé là, dans des baraques sommaires, un hôpital où étaient concentrés des prisonniers malades. Peu d'informations subsistent de ce camp. Les archives municipales de Wissembourg ne possèdent aucun document à ce sujet, mais elles conservent quelques billets de banque en usage dans le camp. Le cimetière abrite les tombes de 206 sépultures individuelles et plusieurs ossuaires. 

Le cimetière a fait l'objet d'une rénovation en 2010, comprenant la reprise de l'escalier d'accès depuis la route, la création de nouvelles longrines, l'installation de nouveaux emblèmes dotés de plaques nominatives réglementaires et la réfection des ossuaires. Le projet a été porté par l'Etat français, la commune et le Souvenir Français. 
 

Août 1950 : rassemblement pour la paix

En 1950 eut lieu la première manifestation pour une Europe unie au poste frontière de Weiler et Skt Germanshof. Plus de 300 étudiants et professeurs, français et allemands, mais aussi belges, danois, anglais, néerlandais, ..., se sont rassemblés, venus réclamer la paix entre les peuples et une Europe unie. La barrière de la douane fut sciée. 
 

Le patrimoine

Le corps de garde de Weiler, datant de 1777, a servi de maison commune et de mairie. Sans doute le bâtiment le plus pittoresque de Weiler, il a malheureusement disparu en 1907, suite à une décision du Conseil municipal de Wissembourg. Sa cloche reste conservée à l'école de Weiler. 

Le château du Langenberg
Le domaine de Langenberg qui comportait une ferme (propriété successive de l'abbaye, des Fleckenstein et de la ville de Wissembourg) fut acquis en 1677 par Phil. Theo. Vitzum von Egersberg. Le bâtiment actuel fut construit vers 1775 par Antoine Alexandre Klein. Il changea régulièrement de propriétaire et connu des occupations diverses. Le château fut occupé un temps par une auberge. La restauration commencée en 1972 (renouvellement des toitures) par l'association des Amis du Langenberg, est restée inachevée. Une terrasse moderne a malheureusement rempalcé l'ancien balcon de la façade sud, devant le grand salon, qui domine le vallon.  

La vie religieuse

Au XIIe siècle les moines de Wissembourg construisirent à Weiler un ermitage, qui fut toutefois gravement endommagé en 1485 par le chevalier Hans von Trotha lors d'une guerre avec le monastère. La petite chapelle, restant malgré tout un lieu de pélerinage, fut restauré en 1725, grâce au concours financier et au soutien de Stanislas Leszczynski et de sa fille Maria. Encore aujourd'hui, la chapelle de Weiler est un lieu de pélerinage, symbole de la réconciliation, de la paix et de l'amitié. A ce titre, elle accueille les pélerinages "Pax Christi" le deuxième dimanche de mai. Des célébrations sont également organisées chaque année à l'occasion des 14 et 15 août et de la fête de l'assomption.

Un personnage célèbre : Frédéric Bastian, père de l'apiculture alsacienne

Frédéric Bastian est né le 27 avril 1834 à Weiler, où sa maison natale y est toujours visible au numéro 11 de la rue Principale. Après ses études primaires à l'école du village et ses années passées au collège municipal de Wissembourg, Frédéric Bastian se destine à la carrière ecclésiastique, et sera nommé vicaire de la paroisse St Thomas à Strasbourg. Il est nommé second pasteur à Wissembourg le 22 mai 1865. A côté de ses activités pastorales, Frédéric Bastian a toujours trouvé le temps de s'occuper de son rûcher. A compter de 1860, il va engager une révolution faisant passer l'apiculture alsacienne de l'archaïsme à la modernité, et rédigera un livre "Les abeiles", qui rassemble la somme des connaissances apicoles de l'époque.  

Source :
- "Weiler près Wissembourg", dans L'Outre-Forêt, n° 90, 1995
- V. FRIEDERICH, Chapelle du pèlerinage Notre Dame de Weiler-Wissembourg, 2012